lundi 17 septembre 2012

Merci

Il est étonnant et vraiment gratifiant de constater le nombre de gens qui viennent lire mon blog. Merci à tou(te)s qui continuent à chercher la vérité de la Bonne Nouvelle destinée pour tous.

mercredi 27 juin 2012

La prospérité des spirituellement pauvres

par Ralph Blair
le premier des trois sermons donnés en Octobre 2011
au Festival de prédication d'Evangelicals Concerned

MATTHIEU était méprisé par ses compatriotes juifs. En tant que collecteur des impôts pour l’occupant romain, ils le considéraient comme un traître qui prenait l’argent exigé par Rome et gardait ce qui restait pour lui-même. Les juifs le détestaient. Jésus l’a choisi.

L’Evangile de Matthieu à peine amorcé, on trouve ce qu’on appelle « Le Sermon sur la montagne ». Connu comme « le joyau suprême dans la couronne de l’enseignement de Jésus » (Michael Green), c’est introduit avec une formulation littéraire qui signale le poids des paroles de Jésus. Sa chaîne de mots particulière : « il ouvrit la bouche et se mit à les enseigner ». On le lit :

Jésus, voyant les foules, monta sur une colline et s’assit. Ses disciples se rassemblèrent autour de lui, et il ouvrit la bouche et se mit à les enseigner. [Matt 5:1,2]

.Le Sermon sur la montagne commence par les Béatitudes. Jésus lui-même les avait formulées pour que ses adeptes puissent les facilement apprendre par cœur, et le grec koinè qu’emploie Matthieu utilise l’allitération dans un même but. Pourtant, la familiarité ne signifie pas la compréhension. Simplement apprendre par cœur ce qui est mal compris et mal utilisé peut empire les choses. Gandhi a confus les paroles de Jésus avec des plans directeurs pour la utopie. Marx les a confus avec des drogues. Les protestants libéraux et les fondamentalistes les déforment à leur propre manière. Nous avons besoin de savoir ce que voulait dire Jésus, non ce qu’on nous a dit ce qu’il voulait dire.

Et nous avons ici pas tant un seul sermon qu’une organisation thématique d’un message fondamental que Jésus a sans doute déclaré à maintes reprises.

Bien qu’il y ait une foule qui soit à l’écoute de ce qu’il dit, Jésus se concentre sur ses disciples. Si nous ne voyons pas cela, nous allons mal interpréter ses Béatitudes comme une sorte de liste généralisée de choses à faire – de simples mantras moralisateurs de bon sens pour tout, ou comme Nietzsche les a mal interprétées, des absurdités pour tout asservir. Mais ces Béatitudes ne sont rien de tel. Plutôt, elles sont la façon de Jésus de décrire la distinction d’être ses disciples, citoyens chanceux du royaume de Dieu.

N’importe quel axiome peut avoir du sens pour les chrétiens comme pour les non-chrétiens. C’est vrai même pour deux aphorismes du Dr Bob Jones, Sr, affichés sur les murs des salles de classe de l’université de Bob Jones : « La plus grande aptitude, c’est la fiabilité ». « On ne peut bouger sans produire des frictions ». « Il est possible d’emprunter l’intelligence, mais pas la caractère ». Et ce petit bijou de sagesse simple : « La plus importante lumière à la maison, ce n’est pas le lustre dans le salon. C’est la petite lampe dans le couloir qui vous évite de casser le cou quand vous allez à la salle de bains en pleine nuit ». Tout le monde peut profiter de ceux-là.

Mais les Béatitudes de Jésus sont tout autre, quoique deux des dictons du Dr Bob nous préparent à les comprendre. Comme il l’a dit : « C’est la Croix où j’obtiens le pouvoir de vivre le Sermon sur la Montagne ». Il a aussi dit : « Les religions du monde disent ‘Faites et vivez’. La religion de la Bible dit, ‘Vivez et faites’ ». Et dans ce sens, selon Michael Green d’Oxford : « La religion dit ‘Faites !’ Le Christ dit ‘Accompli !’ ».

D’ailleurs, on ne peut comprendre ni les Béatitudes ne le reste du Sermon sur la Montagne avant de voir que le Sermon sur la Montagne est fondé sur le mont Calvaire. Et le mont Calvaire n’est intelligible que de la perspective du mont de la Transfiguration du Christ (17:1) et du mont de la Tentation du Christ (4:8) et du sommet du mont Sinaï.

La Bonne Nouvelle de Dieu est bonne parce qu’elle nous parle de l’initiative de Dieu en réconciliant l’humanité avec Lui-même par l’arrivée de sa royaume dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Mais, comme je l’ai dit, même des croyants ne voient pas cela – ni les protestant libéraux ni les fondamentalistes. Les libéraux rejettent la Bonne Nouvelle avec dédain, la qualifiant de fictive et inutilement « sanglante ». Ils réduisent leur religion à un postmodernisme irrationnel, aux paradigmes œcuméniques incohérents et à un amalgame de politiquement corrects programmes sociaux. Les fondamentalistes réduisent la pertinence pour aujourd’hui du Sermon en adhérant à un schème des « dispensations » du 19e siècle dans lequel ce qu’ils appellent « l’âge millénial » est séparé de ce qu’ils appellent « l’âge de l’Eglise », ce qui rend le Sermon pratiquement hors de propos. Les libéraux et les soi-disant « progressifs » affirment que le Sermon parle surtout de la moralité, et les fondamentalistes croient que le Sermon ne les concerne pas du tout. Ils sont tous trop occupés à avancer leur propres préjugés en ce qui concerne le texte pour prendre la peine d’exposer ce que dit véritablement le texte.

Les mots anglais associés aux Béatitudes sont « blessed » ou « happy » (‘béni’ ou ‘heureux’). Mais ce sont des traductions insuffisantes du terme grec makarios. Pour nous, ‘béni’ connote une négociation religieuse, l’éthique de quid pro quo. ‘Heureux’ connote l’émotion. Mais makarios signifie un état de choses enviable. C’est un hourra rassurant, une exultation : « C’est bien fortuné ! » « C’est bien nanti ! » A City Church en 2004, j’ai prêché sur les Béatitudes et j’ai appelé le sermon « Félicitations ! – Jésus », comme si le titre était un message instantané envoyé par Jésus.

Donc, au lieu d’être un code éthique que le public devrait essayer de suivre tout seul, les Béatitudes montrent la vérité encourageante du royaume de Dieu, le règne de Dieu, réalisée et accomplie dans la vie, la mort et la résurrection du Christ.

Jésus ne nous offre les Béatitudes qu’après nous avoir demandé de repentir, de revenir à Dieu. (Matt 4:17) En octobre, le mois de la Réformation, c’est bon de se rappeler que le tout premier des 95 thèses de Luther a été ainsi : « Toute notre vie est le repentir ». Le royaume de Dieu est en train de poindre pour eux alors que Jésus leur annonce la bonne nouvelle. Les Béatitudes sont destinées pour les croyants qui sont entrés par « la porte étroite » (Matt 7:13), ceux qui font du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux leur préoccupation première (Matt 6:33) – une droiture de cœur qui n’est pas une question de garder la loi, mais d’un don magnanime. C’est la droiture réelle de Dieu Lui-même, pas une droiture simulée par nous. C’est, comme j’ai cité Michael Green : pas une question de ce que nous avons à faire, mais de ce que Jésus a déjà fait.

Jésus a réprimandé les religionistes qui l’avaient critiqué pour avoir dîné avec des parias chez un percepteur des impôts dont la maison a été construite avec de l’argent sale. En citant Osée (6:6), il a indiqué qu’il n’était pas venu appeler des soi-disant justes, mais ceux qui avouent leurs péchés. (Matt 9:13) Et son thème tout au long du Sermon est ainsi : « Ne soyez pas comme les païens ! » (Matt 6:7f), ni même des ‘païens’ portant des châles de prière ! Paul a fait écho à cet appel quand il a écrit aux Romains que, vu le don de la grâce de Dieu, et en reconnaissance de cela, ils ne devraient pas se laisser modeler par les valeurs de ce monde-ci. (Rom 12:1f)

Les Béatitudes sont dans la tradition de la sagesse sacrée des Proverbes et les Psaumes. Ce que Jésus nous enseigne ici doit être pris pour une objectivement vraie description de la bonne fortune de ses adeptes en le suivant.

Et, bien sûr, si c’est intuitivement connu, cette sagesse transformera en une expérience affective profonde – qu’il s’agisse des soupirs de chagrin ou de soulagement, du profond désespoir ou de la joie de la présence de Dieu – même sans aucun changement de circonstances quotidiennes observables, parce que l’inobservable circonstance a été immuablement changée, pour toujours. Voilà ce qu’a dit Hannah Whitall Smith au sujet du témoignage joyeux de son amie Nancy, ainsi que du sien.

On doit aussi noter que les Béatitudes ne décrivent pas les différents types d’adeptes de Jésus. Elles décrivent toutes la bonne fortune de tous ses disciples fidèles – quelles que soient leurs circonstances extérieures.

Donc, pour résumer, avant de regarder de plus près chacune de ses Béatitudes, on devrait garder à l’esprit le fait que chaque promesse repose sur la prémisse que les destinataires sont déjà comme Jésus les a décrit – pauvres en esprit, en deuil, humbles et ainsi de suite. Les Béatitudes ne sont pas les recettes de Dieu pour la vie chrétienne, mais les dons de Dieu pour la vie en Christ. Et la vie en Christ est bien une Béatitude !

Les Béatitudes commencent par la Béatitude préliminaire la plus appropriée, parce que la première remarque l’orientation de tous les adhérents de Jésus vers la réalité à travers la montée parmi eux du royaume de Dieu par leur Créateur, Rédempteur et Ami. C’est la vision chrétienne du monde, c’est là le style de vie chrétienne parce que c’est elle-même la vie en Christ.

Jésus le déclare :

Heureux ceux qui se reconnaissent spirituellement pauvres, car le royaume des cieux leur appartient !

Les spirituellement pauvres sont vraiment très bénis ! Est-ce paradoxal? Bien sûr. La sagesse du Seigneur va à l’encontre des manières sages de ce monde-ci.

Quand Jésus se réfère aux « spirituellement pauvres », il ne veut pas simplement dire ceux dans la pauvreté matérielle, bien que, dans la pensée hébraïque, il existe un lien entre la piété et la pauvreté – comme dans les « gens de la terre » en Galilée, si dédaignés par l’élite religieuse. Ici, la « pauvreté » signifie la pauvreté sociale, le stigmate des parias et des marginalisés.

La plupart des premiers disciples – en fait, la plupart des premiers chrétiens – étaient, en effet, matériellement pauvres. Même ceux qui n’étaient pas matériellement pauvres, e.g., les gérants de pub et les percepteurs des impôts, étaient tout aussi marginalisés que les boiteux, les mendiants aveugles, les prostituées et tous les autres que les autorités religieuses étiquetaient comme de sales « pécheurs ». Ils étaient oppressés sous les menus détails des règles et des rituels avec lesquels les chefs religieux les noyaient mais ne faisaient rien pour les aider. Et les choses n’allaient pas mieux pour les pauvres sous les fardeaux de la domination romaine.

Et alors, qui étaient ces spirituellement pauvres que Jésus a appelé heureux ?

Ils étaient et sont les « pauvres » qui connaissent néanmoins Dieu. Ce sont eux qui se rendent compte qu’ils sont vraiment à bout du rouleau et aux portes de la mort. Ils savent qu’ils sont désespérés. Ils savent qu’ils sont indignes. Ils savent qu’ils sont morts dans le péché et ne possèdent rien à gagner la faveur de Dieu. Mais, d’une manière ou d’une autre, même dans cet état moribond, ils se rendent compte que Dieu est le dieu vivant et est donc leur seul espoir pour la vie. Et ils dépendent donc sur Dieu seul.

Et voilà exactement pourquoi ils sont si heureux. C’est pourquoi Jésus les félicite. Comme l’exprime un érudit biblique : « Pour Jésus, l’effusion de la grâce, catégorique et sans condition, pour ceux dans une situation désespérée est décisif ». (Ulrich Luz) Ces gens-là se connaissent eux-mêmes. Ils savent qui ils sont et qui ils ne sont pas. Tous seuls, ils ne sont pas des dieux, mais en Dieu, ils appartiennent à Dieu. Ils se tournent vers le seul Dieu vivant pour s’animer. ce qui, pour ceux qui ne comprennent rien, peut sembler être preuve d’une « piètre estime de soi », mais en fait, c’est sagement un sens de leur propre valeur. Et c’est leur bonne fortune. Vu de cet heureux point de vue, ils peuvent tenir autrui en haute estime, et Dieu avant tout. Leur avantage reste en se rendant compte que leur besoin réel va au-delà de quoi que ce soit qu’ils pourraient jamais faire pour eux-mêmes tous seuls, et de quoi que ce soit que n’importe quelle autre personne pourrait faire pour eux.

Ils se rendent compte qu’aucune des prétendues solutions des systèmes de ce monde-ci ne suffirait jamais à résoudre leur problème. Et ils en savent assez pour ne pas se vanter d’une fausse autosuffisance spirituelle. Ils en savent assez pour ne pas se laisser convaincre qu’ils puissent se sortir de leur situation désespérée avec assez d’argent ou de manipulation. C’est là pourquoi ce sont les spirituellement pauvres qui sont les vrais riches. Ils savent que le problème le plus profond est un problème spirituel. Ils savent que leur pauvreté omniprésente est spirituelle. Et donc, ils se tournent heureusement vers l’Esprit de Dieu seul, et trouvent en Lui la seule solution.

Pourquoi les païens pensent autrement ? En pensant autrement, ils n’en ont jamais assez. Jamais assez d’argent, de célébrité, d’estime de soi, d’affirmation, de tranquillité d’esprit, de temps, de sexe, de trucs. Ils ont le sentiment qu’il y a quelque chose qui manque. Mais ils se trompent sur ce qui manque vraiment. Ils sont toujours attirés par l’insignifiant, finissent par rien avoir, et puis courent après plus de la même chose. Rien ne suffit jamais. Ils n’ont jamais assez de néant. Les idoles ne suffisent pas. Les idoles ne livrent pas la marchandise. Mais les païens refusent de l’admettre. Ils refusent de voir leur pauvreté spirituelle.

Les spirituellement pauvres savent ce qui manque. Ce qui manque n’est pas le néant mais le Dieu de toute consolation. Et donc, ils se tournent vers Dieu pour se repentir. Ils se tournent vers Dieu pour résoudre leur problème avec Lui. Et ils découvrent en Dieu, comme l’a fait Anne, que Dieu suffit !

Face aux conséquences dévastatrices du péché, les spirituellement pauvres se détournent de l’égocentrisme pour se centrer dans le Dieu vivant, Celui qui les recentre, réconciliés à Lui-même. Tandis que d’autres âmes, malades de péché, cherchent des solutions par l’égocentrisme, essayant de générer en quelque sorte un salut tous seuls en s’enfonçant dans des choses superficielles, les heureux élus s’enfoncent dans la profondeur de l’Amour le Tout-Puissant et trouvent leur Place.

Dans son ouvrage classique, Qu’est-il arrivé au péché ? Karl Menninger, l’éminent psychiatre, a fait remarquer la détresse d’un « sens persévérant de culpabilité » causé par le péché. Et il a trouvé qu’« il était pathétiquement contreproductif de tenter de l’enlever en projetant le blâme sur autrui quand, plutôt, ils pourraient bénéficier d’un repentir honnête et d’une rédemption réelle ». Que Menninger s’en soit rendu compte ou non, c’était là une approbation enthousiaste de la première Béatitude de Jésus : « Heureux ceux qui se reconnaissent spirituellement pauvres ».

Regardez toutes les autres façons de promouvoir la superficialité comme solution pour cette impression universelle que quelque chose ne va pas chez nous. On peut se laisser séduire par la science. Mais, comme l’a conclu l’historien Arnold Toynbee : « La science n’a donné aucun signe de pouvoir faire face aux problèmes humains les plus sérieux. Elle n’a pu rien faire pour guérir l’homme de sa propension à pécher et de son sentiment d’insécurité, ni pour éviter la douleur de l’échec et la peur de la mort. Par-dessus tout, elle ne l’a pas aidé à s’évader de la prison de son égocentrisme inné ».

Après tout ce temps, le salut au moyen d’une strictement laïque science est censé avoir rendu la religion obsolète. Mais les laïcistes n’avaient pas prévu qu’un sens du sacré persisterait et se répandrait.. D’une voix haletante, CNN rapporte les constatations d’une étude par l’université d’Oxford coûtant plusieurs millions de dollars : « La religion est naturelle, voire instinctive, pour les êtres humains, comme le suggère une nouvelle étude énorme des cultures partout dans le monde ».

Allô ? Les laïcistes ne peuvent pas s’empêcher d’être pris au dépourvu en matière de l’Esprit. L’humanité, n’a-t-elle pas toujours eu des pressentiments voire l’évidence manifeste de la présence indéniable de Dieu, indices célébrés par le Psalmiste (Psaumes 19:1) et donc, d’après Paul, les gens n’ont aucune excuse (Romains 1) ? Dans son ouvrage, Le sacré, Rudolf Otto a affirmé que « tout le développement religieux témoigne de cette conscience universelle qui n’a qu’une seule expression appropriée » – ce qu’il a appelée le mysterium tremendum. Mais malheureusement, pour bien trop de gens d’aujourd’hui, le mysterium tremendum se fait obscurcir par des obsessions du Facebookium triviandum !

Quand même, comme le reconnût Otto – ainsi que les Ecritures saintes – ce « mystère inexprimable » combine « une harmonie étrange de contrastes », provoquant à la fois la tranquillité et le tremblement. Mais, bien sur, cela peut être déformé pour devenir diabolique. Les prophètes et les apôtres proclament le dégoût de Dieu pour la religion pharisaïque qui cherche à manipuler le Divin pour payer nos dettes. Comme l’a dit Karl Barth : « Aucun comportement humain n’est plus critiquable, plus douteux, ou plus dangereux que le comportement religieux. Aucune entreprise ne soumet les gens à un jugement aussi sévère que celle de la religion ». Et comme les rédacteurs du Christianity Today l’ont si bien résumé dans un éditorial cette été : « En bref, la religion est notre tentative vaillante de nous réconcilier avec Dieu tout en ignorant le fait qu’il s’est réconcilié avec nous en Christ. Continuer à travailler pour notre justification au lieu d’accepter notre justification est l’essence de la religion ».

Regardez tous les vains efforts de la religion païenne pour acquérir le salut : national-socialisme d’Hitler, le fascisme de Mussolini, le communisme de Staline et Mao ainsi que leurs nombreux imitateurs, tout aussi pervers. Ils sont venus et ils sont partis, laissant la misère humaine incompréhensible dans leur sillage, le massacre des millions de personnes – dans un seul siècle de prétendu progrès. Et les gens continuent à nourrir l’espoir pour ces dogmes païens.

Et les vains efforts de notre société dans les modes, les engouements et les fantasmes qui font les gens tourner en rond, courant après le « dernier cri » et puis l’abandonnant pour la prochaine manie ? Nous sommes pris par un tourbillon de distractions vertigineuses et sottes, sans relâche. Et donc, bien sûr, ce qui résulte, c’est la déception, le mécontentement, la désillusion et le désespoir. Mais la déception, le mécontentement, la désillusion et même, dans certains cas, le désespoir, peuvent être des bienfaits si nous nous éveillons de nos illusions de sorte que nous nous tournons vers Celui seul qui peut remplir le vide qui est tellement profond que rien ne peut l’emplir à part l’amour même du Dieu vivant en Christ.

Quand nous sombrons dans le désespoir né de l’égocentrisme, l’humiliation qui en découle peut être un bienfait si, suivant la sagesse des saints de tous les âges, nous cessons de compter sur nous-mêmes voire autrui pour le maximum de satisfaction. C’est alors que nous pouvons nous tourner vers Dieu. Quand nous voyons cela, nous arrivons à nous écarter de l’autonomie arrogante et des rationalisations nées de l’apitoiement sur soi, à nous tourner complètement vers le Dieu vivant et à faire pleinement confiance en Lui qui nous fait justes par sa propre droiture. Enfin, nous nous tournons vers Celui qui seul peut nous livrer de tout mal. C’est cela le repentir, vous voyez. Le repentir, c’est la peine ressentie pour notre péché. Comme l’a dit le théologien suisse Emil Brunner : « Se repentir, c’est de désespérer de nous-mêmes, de tous nos vains efforts d’éliminer la culpabilité que nous faisons venir sur nous-mêmes. Se repentir signifie un rejet radical de l’autonomie afin de faire pleinement confiance à Dieu seul. Se repentir signifie reconnaître l’autonomie comme étant le cœur du péché. »

Eh bien, pas étonnant que Jésus ait enseigné que ceux qui voient la vide de leur vie, et reconnaissent leur folie, leur fragilité et la futilité de leurs propres solutions sont ceux qui sont vraiment riches. « Ceux qui sont vides devant Dieu, c'est eux … à qui la promesse est faite ». (Gerhard Barth)

Savons-nous cette vérité puissante de pauvreté spirituelle dans nos propres vies ? Est-ce que nous-mêmes voyons la perspicacité transformatrice de ceux qui sont spirituellement pauvres ? Prions que nous le faisons. Croyez-le sur parole.

Jésus a dit que les spirituellement pauvres – ceux qui savent déjà qui ils sont et à qui ils appartiennent – sont déjà les citoyens du royaume des cieux. Jésus emploie le temps présent : « le royaume des cieux leur appartient », i.e., ils sont sous le règne de Dieu et habitent son royaume. Ce n’est pas question de l’avenir. Les spirituellement pauvres appartiennent déjàici et maintenant – au royaume de Dieu en Christ qui est tout proche. En se tournant vers Dieu, ils sont entrés dans la présence de Dieu.

Et Jésus a encouragé ses disciples à prier que le règne de Dieu vienne sur la terre comme ce soit « au ciel », c’est-à-dire, comme ce soit en Dieu, Lui-même. (Matt 6:10) Jésus parle de notre avant-goût du pleinement réalisé règne de notre Père – « déjà, mais pas encore » – dans la présence duquel les spirituellement pauvres se reposent et prospèrent !

Et Jésus a aussi dit :

Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera.

D’après la coutume sémitique, Jésus a employé la voix « passive-divine » en se référant à Dieu. C’était une précaution traditionnelle afin de ne pas se référer directement à Dieu. C’est en contradiction avec l’insouciance irréfléchie des païens et les fondamentalistes de nos jours qui sont si prompts à citer le nom de Dieu.

Mais pour ne pas passer à côté du fait que c’est Dieu que Jésus avait en tête, j’ai traduit ses paroles avec la voix active, fournissant ainsi le mot qui manque, « Dieu ». La traduction littérale de cette béatitude préserve la voix passive : « Heureux ceux qui pleurent, car eux seront consolés ». Consolés par qui ? Il est entendu : Consolés par Dieu, bien sûr.

La construction « divine-passive » indique aussi que la promesse sera tenue avec certitude – car il s’agit de Dieu. L’émerveillement dans les paroles de Jésus sur cette consolation profonde n’a pas échappé à Oscar Wilde. Ce dernier connaissait le chagrin et l’a dit : « Partout où se trouve la douleur, c’est terre sainte ».

Et une fois de plus, comme auparavant, Jésus parle principalement du spirituel. Dans la première béatitude a-t-il parlé de la pauvreté spirituelle. Il parle ici de la douleur spirituelle – un profondément spirituel gémissement qui découle du fait de savoir l’étendue du fossé entre la droiture pure de Dieu et notre pharisaïsme putride. Conscients de cela, nous pleurons. Mais nous ne pleurons pas tous seuls. Car Dieu, vu en Jésus, a aussi pleuré. (Luc 19:41, Matt 23:37) Et encore, dans la douleur il existe une réorientation vers Celui qui seul a la faculté de nous réconforter et nous soutenir, qui va en effet nous réconforter et nous soutenir et effacer toutes les larmes. La rédemption s’enracine dans un tel remords, et s’épanouit dans la résolution de Dieu pour la réconciliation et le soulagement éternel.

Bien sûr, bien que le deuil soit un processus salutaire, le deuil, tout seul, ne résout réellement rien. Le deuil, tout seul, ne réconcilie rien de ce qui est profondément aliéné. Le chagrin, tout seul, ne soulage rien, ne renouvelle rien, ne régénère rien, ne ramène rien d’entre les morts. Comme l’a dit Augustus Toplady : « Si mes larmes pouvaient couler pour toujours, elles ne pourraient pas expier le péché ; Tu dois sauver, et Toi seul ».

D’ailleurs, ce n’est seulement pas notre propre péché que nous pleurons et pour lequel nous avons besoin d’être sauvé. Il n’est pas difficile de voir qu’une si grande partie de la souffrance du monde découle du péché, pas seulement le nôtre – au sein de notre petit cercle égocentrique – mais le péché des persécuteurs et celui des victimes vengeresses aussi. Et quelles que soient les explications théologiques que nous pouvons fournir pour les prétendues catastrophes « naturelles », il y a néanmoins beaucoup à pleurer. En effet, comme l’a écrit Paul, la création tout entière est unie dans un profond gémissement, attendant la libération. (Rom 8:22ff) Et ce que Paul a appelé notre avant-goût de cette rédemption cosmique est sûrement soutenu dans la promesse de la deuxième béatitude de notre Seigneur.

Le deuil a un moyen de nous faire mûrir, de nous faire aller là où nous n’irions que sous la contrainte. Et les larmes ne brouillent pas toujours notre vision. Comme le témoignent les paroles autobiographiques d’Ira Stanphill : « Il a lavé mes yeux de larmes, pour que je puisse voir ».

Quelques-uns d’entre nous au sein d’EC se rappellent que c’était bien là le témoignage de Robert Hoppe et Robert Burger. C’était au milieu des années 80, ces jours épouvantables où l’épidémie de SIDA était en train d’envahir. Il est apparent que ce n’était que dans et à travers ce temps d’anxiété la plus profonde, de deuil anticipatif et la suite de tristesse due à un amant perdu – un temps que Hoppe a appelé « le pire et le meilleur » temps de sa vie – que lui et Burger ont connu une relation profondément personnelle avec Jésus-Christ. Une relation personnelle avec Jésus était quelque chose qu’aucun de ces deux New-yorkais branchés dans des années 70 et 80 n'auraient même envisagée. Mais leur nouveau Sauveur, Seigneur et Ami est devenu leur Rocher pendant les derniers mois de leurs vies ici sur terre. Pendant leur douleur, ils ont mis leur confiance enfantine dans l’Homme de douleur, et le consolation qu’ils ont reçue, ils ont fait ce qu’ils pouvaient pour la transmettre à autrui. Hoppe et Burger ont consolé les autres au moyen de la profonde consolation qu’ils ont reçue de leur Consolateur divin. « Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera ! »

Ceux d’entre nous qui nous connaissons être spirituellement pauvres, chantons avec ferveur la doxologie le dimanche matin – nos louanges au Seigneur – « Vous qui subissez longuement la douleur et le chagrin, faites l’éloge de Dieu et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, O louez-le ! ô louez-le ! Alléluia (grêle à Yahvé) Allélu – YAH ! Alléluia ! » La Paix des spirituellement pauvres est Dieu en Christ, lui-même.

Amen.

©2012 Ralph Blair. Tous droits réservés.
(Traduction : Fred Wells)

dimanche 8 avril 2012

Cérémonie de mariage de Ron et Terry (le texte)

Mes deux amis Terry et Ron se sont mariés le 10 mars. Ci-dessous je vous présente le texte de la cérémonie, avec l’aimable autorisation du couple, bien sûr, et du Dr Ralph Blair, qui l'a écrit.

Nous nous rassemblons aujourd’hui sous le regard de Dieu, et en présence de vous qui sont aussi des témoins, pour proclamer l’alliance de mariage entre Ron et Terry – leur complet et fidèle amour pendant les hauts et les bas qu’ils ont vécus ensemble.

Dans le livre hébraïque des Commencements, on lit que le Seigneur Dieu créa l’univers entier. Et après chaque étape successive de la création, le seigneur Dieu déclara que c’était bon. Et finalement, Dieu créa la couronne de la création : un être humain. Une fois de plus, Dieu dit : « C’est bon ». Et l’être humain apprécia la compagnie de son Créateur et prit plaisir au reste de la création. Mais alors, pour la toute première fois, Dieu dit : « Il y a quelque chose de pas bon. Il n’est pas bon que l’être humain n’a pas de compagnon humain. Je lui donnerai donc la compagnie d’un autre être humain ». Et c’est là ce que Dieu fit. Et l’humain s’exclama joyeusement : « Voilà enfin, os de mes os et chair de ma chair » – mais quelle altérité fascinante ! (Genèse 1 & 2)

Quelques siècles avant la naissance de Jésus, un sage hébreu a écrit ces paroles affirmant la valeur de l’intimité entre humains :

Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. Car, s’ils tombent, l’un relève son compagnon ; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir un second pour le relever ! De même, si deux couchent ensemble, ils auront chaud; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud ? Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister. (Ecclésiaste 4:9-12)

Avant de commencer son ministère, Jésus a été invité à assister à des noces à Cana, en Galilée. Sa mère et quelques amis ont aussi été invités. Et bien que les Juifs ascétiques dédaignaient le mariage, pour la plupart des Juifs, les mariages étaient de festives et heureuses célébrations qui pouvaient durer pendant des jours.

À un moment donné, il ne resta plus de vin. Cette erreur de calcul n’était pas seulement gênante pour l’hôte, mais les invités pouvaient la prendre comme une insulte, ce qui pouvaient même donner lieu à une action en justice. Quand sa mère lui chuchota ce problème, Jésus dit, avec du désintérêt apparent : « Je le vois. Ce n’est pas le moment de me dévoiler ». Cependant, comptant sur la ingéniosité de son fils et confiante qu’il ferait la bonne chose, Marie dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira ».

Jésus leur dit de remplir d’eau quelques jarres. Il leur dit alors d’en prendre un peu et d’aller l’apporter au chef sommelier. Après l’avoir goûté, le chef sommelier déclara que c’était le tout meilleur vin et se demanda pourquoi on ne l’avait pas servi plus tôt. Pourtant, encore mieux que ce vin nouveau était le fait que, suite à son signe d’autorévélation, les amis de Jésus étaient convaincus de lui faire confiance pour plus de changer l’eau en vin. (Jean 2)

Or, certains croyants ne croient pas que Jésus aurait changé l’eau en alcool. Ils prétendent qu’il changea l’eau en jus de raisin. Ils ont tort. Un chef sommelier ne se vanterait jamais de jus de raisin. Et les non-croyants ne pensent pas que Jésus changea l’eau en quoi que ce soit parce qu’ils prétendent qu’il ne le pouvait pas. Et ils ont tort. Et beaucoup de croyants de nos temps pensent que Jésus n’assisterait jamais à un mariage de même-sexe – encore moins y donnerait sa bénédiction. Eh bien, ils ont tort aussi. Jésus est présent ici, aujourd’hui, comme il l’a toujours été dans la relation de Terry et Ron.

Au printemps en 55 apr. J.-C., l’apôtre Paul a écrit aux chrétiens à la ville de Corinth. Il a écrit sur l’amour. Mais bien que nous n’avons qu’un seul mot pour exprimer « l’amour » en anglais, le grec au temps de saint Paul en avait plusieurs. Il choisit un mot négligé, agapé, et le donna le sens de l’amour le plus riche que le monde a jamais su. Agape n’est pas simplement un sentiment. Agape est un engagement persévérant, un amour par choix, un amour en action qui cherche le bien-être d’un autre.

On lit souvent ces mots de Paul dans les mariages, bien qu’ils ne centrent pas sur le mariage en tant que tel. Ses mots sont pertinents pour le mariage et pour beaucoup plus. Voilà ce qu’il écrit :

Si je parle avec éloquence – même dans le langage des anges – mais si je le fais sans amour, je ne fais que beaucoup de bruit. Je pourrais avoir une grande perspicacité dans la volonté même de Dieu, savoir tout sur tout et même avoir la foi à déplacer les montagnes, mais si je fais tout cela sans amour, je ne suis rien. Si même je sacrifiais tous mes biens, et jusqu’à ma vie, pour aider les autres, au point de pouvoir m’en vanter, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère.

Donc, l’amour ne périt jamais. Les prophéties, les langues, la connaissance ? Tout cela disparaîtra. Ce que nous connaissons à présent ne sont que des bribes passagères. Quand toute la réalité aura été révélée, ce qui est incomplet sera remplacé. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais et je raisonnais en enfant. Une fois devenu homme, je me suis défait de ce qui est propre à l’enfant.

Aujourd’hui, certes, nous ne voyons que d’une manière indirecte, comme dans un miroir. Alors, nous verrons directement. Dans le temps présent, je connais d’une manière partielle, mais alors je connaîtrai comme Dieu me connaît.

En somme, trois choses demeurent: la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour. Ainsi, recherchez avant tout l’amour. (1 Corinthiens 13)

Neuf ans plus tard, Paul a écrit aux Ephésiens, recommandant cet amour agapé comme la base de chaque mariage chrétien – mutuellement se soumettre les uns aux autres par révérence pour le Christ. Il a dit que c’est un tel amour sacrificiel qui permet que les besoins de les deux personnes soient satisfaits en communion l’un avec l’autre et que c’est un portrait du mariage entre le Christ et les gens de toutes périodes, de toutes cultures et de toutes races – Juifs ainsi que Gentils – tous purifiés et faits saints comme l’Epouse du Christ pour toujours. (Ephésiens 5:21-33) Et en citant le prophèt hébreux, Ésaïe, dans encore une autre lettre aux Corinthiens Paul l’a écrit : « ce qui l’œil n’a pas vu, et que l’oreille n’a pas entendu, ce que l’esprit humain n’a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment ». (1 Corinthiens 2:9, Ésaïe 64:4)

Bien sûr, Paul a adapté ses images à la compréhension du rôle des sexes au 1er siècle, de même que nous adaptons l’essentiel de son enseignement aux compréhensions du 21e siècle. Pourtant, même à son époque, ses propos défiaient les assomptions culturelles des privilèges et domination masculins. Et sa vision franche et libérante représente maintenant un défi pour quelques-unes des assomptions de notre culture sur le mariage.

Comme l’a remarqué un historien évangélique : « Le christianisme ne possède pas une seule essence culturelle qui est nettement définie. Plutôt, il apparaît sous plusieurs formes (parfois, des formes très différents) dans des siècles différents en divers endroits ». Il l’observe – à propos de notre cérémonie ici aujourd’hui : « Vous trouverez des ressources dans le christianisme pour vous et votre situation culturelle particulière que ceux qui en sont éloignés n’auraient jamais crues possibles ». (Mark A. Noll)

Depuis 30 ans Terry et Ron bâtissent leur mariage sur l’amour agapé, des valeurs communes, la soumission mutuelle et le travail d’équipe.. Ils ont resté en phase l’un avec l’autre. En effet, c’était ce jour même, le 10 mars, en 1982 – l’année où ils se sont rencontrés – où, pour la première fois en 800 ans, tous les neuf planètes de notre système solaire étaient parfaitement alignés. Cela s’appelle la syzygie, d’après le mot grec pour « attelés au même joug ». C’est un symbole approprié de la vie de Ron et Terry ensemble – tandis que les planètes ont longtemps repris leurs mouvements ordinaires et l’état de New York venait de comprendre leur mariage.

Et alors, Ron, promets-tu de continuer à aimer Terry, à l’honorer, à le chérir et à le réconforter, pour le meilleur et pour le pire, dans la maladie et dans la santé, aussi longtemps que vous vivrez tous les deux ?

RON : « OUI ».

Donc, Ron, pour symboliser ton alliance avec Terry, tu peux mettre un anneau sur son doigt.

Et Terry, promets-tu de continuer à aimer Terry, à l’honorer, à le chérir et à le réconforter, pour le meilleur et pour le pire, dans la maladie et dans la santé, aussi longtemps que vous vivrez tous les deux ?

TERRY : « OUI ».

Donc, Terry, pour symboliser ton alliance avec Ron, tu peux mettre un anneau sur son doigt.

Maintenant, en présence de Dieu et de vos familles et amis, tout ce qui nous reste est de proclamer, avec joie et reconnaissance, votre amour – votre mariage.

Prions :

Dieu éternel, Créateur et Rédempteur, nous te remercions d’avoir été avec Terry et Ron dès le début. Nous te remercions de continuer à bénir leur amour, ce qui reflète l’amour que tu nous as si généreusement donné de tant de façons différentes. Que leur amour devienne encore plus profond et mûrisse selon ta grâce et paix. Et que nous, les familles et les amis, fassions notre part pour soutenir leur mariage saint.

Nous prions au nom de Jésus, Amen.

mardi 20 mars 2012

Heureux ceux avec les bonnes priorités

par Ralph Blair
le deuxième des trois sermons donnés en Octobre 2011
au Festival de prédication d'Evangelicals Concerned

Jésus a dit :

Heureux ceux qui sont humbles, car Dieu leur donnera la terre en héritage.

UN DESSIN HUMORISTIQUE dans le New Yorker illustre un pauvre type nouvellement arrivé aux portes du Paradis. St. Pierre examine l’écran de son ordi et lui dit : « Vous me dites ‘humble’, mais les archives indiquent ‘passif-agressif’ ».

On interprète mal le sens de l’humilité. Les humbles, sont-ils simplement timides ? ou des mauviettes ? « L’humilité » est-elle simplement un stratagème pour l’autodéfense ? Est-ce juste une moue – un plan calculé pour obtenir ce qu’on veut ? Une certaine timidité a peut-être l’intention d’intimider. Ou peut-être s’agit-il d’un trouillard. Mais tous ceux indiquent un manque de l’humilité dont Jésus parlait.

Jésus incarne lui-même l’humilité dont il parle. Comme l’a écrit Paul sur Jésus aux Philippiens, « le Christ n’a pas cherché à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, prenant la condition d’un serviteur ». (Phil 2:6-7) En entrant dans Jérusalem le premier dimanche des Rameaux, on le décrit comme doux, humble, et monté, non sur un grand cheval comme un général triomphant, mais sur un ânon. (Matt 21:5) Et n’a-t-il pas soulagé ceux accablés d’un lourd fardeau avec ces mots apaisants : « Venez à moi, je vous donnerait du repos. Prenez mon joug sur vous. Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur – et vous trouverez le repos pour vous-mêmes, car mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère. » (Matt 11:28-30) Il s’abaisse jusqu’à nous.

L’histoire des religions et des superstitions du monde ainsi que nos propres histoires personnelles nous enseignent que les règles, les rituels et tous les autres obligations de religion, de légalisme et de soi-disant spiritualités peuvent piéger voire tuer. Jésus le savait, lui aussi. Ses oppresseurs étaient des chefs religieux, excessivement critiques, qui ont comploté pour le tuer parce qu’il ne s’est pas laissé tromper par eux. Il prêchait contre la façon qu’ils avaient accablé les gens avec de pesants fardeaux sans lever le petit doigt pour les aider. (Matt 23:4) Pierre et Paul ont continué à cet égard, comme nous le voyons dans le discours de Pierre au Concile de Jérusalem (Actes 15:10) et dans les lettres de Paul (par exemple, Romains 7:10, 24-25). Au lieu du joug écrasant de la Loi sous lequel Pierre a dit que ni eux ni leurs ancêtres n’avaient jamais eu la force de porter, Jésus nous invite de prendre son joug sur nous. Quel que soit la tâche, ce sera tellement plus facile avec lui à côté de nous. Oh, le joug de Jésus constitue un massage pour les cous et les épaules fatigués !

Jésus dit que les humbles hériteront la terre. Comment ça ? Eh ben, n’est-ce pas nos soucis terrestres auxquels la plupart d’entre nous nous inquiétons la plupart du temps ? Nous nous inquiétons ici et maintenant à notre futur ici et alors. Et si ceci se produit ? Et si cela se produit ?!! Nos soucis terrestres, tous nos spéculations, s’allongent fantastiquement devant nous, à l’infini et ad nauseam.

Pourtant, Jésus a dit : ne vous inquiétez pas pour la moindre de ces choses de votre vie quotidienne – ce que vous allez manger, ce que vous allez porter, « si seulement » ceci, « si seulement » cela. Il a noté que « Les païens se préoccupent sans cesse de toutes ces choses ! » Il leur a donc demandé : « Ne savez-vous pas que votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin ? » Ce seul mot devrait suffire aux sages ! Il a donc enseigné : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données en plus ». (Matthieu 6)

Sans une bonne raison pour cesser de s’inquiéter, on ne peut pas. Jésus nous donne donc de loin la meilleure raison pour ne pas nous inquiéter. Ce qu’il dit a du sens, non ? Nous pouvons nous permettre de cesser de nous inquiéter parce que Dieu est clairement déjà conscient de nos besoins et nous donnera ce dont Il sait, dans sa sagesse incompréhensible et dans son amour incontestable, nous avons besoin. Mais comment savons-nous qu’Il le fera ? Nous le savons parce que, quand nous sommes dans notre besoin le plus urgent, il était déjà allé à la croix. Avec une telle assurance de Son amour, nous pouvons nous permettre de cesser de nous inquiéter. Avec cette assurance, devrons-nous vraiment insister pour que tout aille selon nos souhaits ? Faut-il que tous nos vœux soient exaucés et faut-il nous enfuir de tous nos fantasmes ? Sommes-nous incompréhensiblement sages ? Sommes-nous incontestablement aimants ?

Donc, attelés avec Jésus, votre stress est détendu chaque jour alors que vous avancez avec lui à vos côtés. Comment ? Son joug masse votre stress.

Et si, en tant que l’un des spirituellement pauvres, vous faites déjà partie du royaume juste de Dieu, n’est-il pas certain que tout ce dont vous avez besoin de Lui, vous en recevrez aussi ?

Dépassant de loin le vieil espoir d’une terre promise, Jésus promet le monde entier – un tout Nouveau Monde, le royaume cosmique, complètement racheté, sous le souverain règne de Dieu.

Etes-vous en deuil pour votre propre péché ? Réjouissez-vous du salut du péché et de la mort. Souffrez-vous parce que les autres ont péché contre vous ? Réjouissez-vous du salut du péché et de la mort. Votre dette a été payée et la leur aussi – payée sur la croix. Soyez humble et imperturbable, reconnaissant parce que les rachetés n’ont pas besoin de se donner des airs, pas besoin de ressentiment ni de vengeance. Les rachetés ont raison de se réjouir du Sauveur. Soyez attelé au joug avec lui qui a renoncé son égalité avec Dieu pour être attelé au joug avec vous. Et attelé avec lui, soyez attelé au joug avec les autres pour qui, eux aussi, il a renoncé son égalité avec Dieu. Prenez les choses comme elles viennent, de jour en jour, parce que vous vous rendez compte qui est à vos côtés à travers tout. C’est votre Créateur à vos côtés. C’est votre Sauveur attelé au joug avec vous. Et c’est également leur Créateur, Sauveur et Seigneur. Avec Lui, son Nouveau Monde est le vôtre et le leur aussi. C’est comment et pourquoi nous pouvons être humbles. Nous sommes attelés au joug avec Jésus, celui qui est venu être attelé avec nous à travers tout l’enfer que nous n’aurons jamais affronter, puis jusqu’à un tout nouveau monde. Partager son joug détruit notre orgueil insensé et nous donne un cœur tendre et humble et joie docile. Nous chantons donc dans la doxologie : « Doté donc d’un cœur tendre, prenez votre part en pardonnant autrui. Chantez ses louanges, Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! »

Et Jésus a aussi dit :

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, cars ils seront rassasiés !

Comme le chante le Psalmiste : « Comme un cerf qui soupire après l’eau des ruisseaux, de même je soupire après toi, ô mon Dieu. » (Ps 42:1) Et encore : « Le Seigneur a désaltéré les assoiffés, il a comblé de biens les affamés ». (Ps 107:9)

Mais alors que nous entendons ces mots anciens, il ne faut pas nous leurrer. Nous, ici et maintenant, n’avons jamais connu la soif réelle. Nous n’avons jamais connu la faim réelle – comme les gens du monde ancien connaissaient la faim et la soif et comme les gens du tiers-monde et du quatrième-monde connaissent la faim et la soif aujourd’hui.

Quand nous étions assoiffés, il est probable que ce n’était pas la soif réelle. Nous étions d’habitude à quelque pas de l’eau de robinet, sinon l'eau de source embouteillée du Fidji ou de la Finlande. Quand nous disons : « Je crève de faim ! », nous nous leurrons. Nous avons sans doute mangé il y a pas plus de quelques heures, et notre repas prochain sera d’ici quelques minutes.

Mais les gens de l’époque biblique dans le Moyen-Orient aride connaissaient les crampes d’estomac, l’épuisement, l’atrophie musculaire – et pire – de la faim totale. Et ils connaissaient les douleurs des crampes et des maux de tête sévères – et pire – de la déshydratation sévère. Sans secours, ils sont morts de faim en moins de quelques semaines. Sans secours, ils sont morts de soif en moins de quelques jours.

Et alors, quand Jésus parle de la bonne fortune de ceux qui « ont faim et soif de la justice », il faut nous efforcer d’entendre ce qui a été originairement entendu. Si nous ne le faisons pas, nous penserons à tort que la bonne fortune est liée aux miettes maigres d’une ‘spiritualité’ qui n’exige rien. Accroché aux amuses-bouches de pharisaïsme, on ne peut guère avoir faim du repas copieux de justice (Matthieu 5 :20)

Ce dont Jésus parlait était la vraie urgence de ceux qui savent qu’ils ont un besoin urgent des rudiments de la vie elle-même – que leur besoin est une question de vie ou de mort. Voilà l’urgence avec laquelle les heureux qui cherchent à être remplis poursuivent la condition de disciple pour se fier à et pour obéir au Seigneur. C’est là leur conscience de leurs propres incapacités et de leur dépendance absolue de Dieu seul. Et, bien sûr, la faim et la soif sérieuses de la justice du Dieu par qui et à l’image de qui ils ont été créés, et par le Fils de qui ils sont rachetés, seront, effectivement, complètement assouvies. Rien d’étonnant à ce que la faim et la soif de Lui et de Sa justice soient si épanouissantes, portent tant de bonheur !

Sommes-nous poussés par une telle faim et soif de Sa justice, d’une intimité croissante avec Lui ? (2 Cor 13:14)

Et Jésus a aussi dit :

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Avant d’être abattu dans un hôtel new-yorkais en 1990, le rabbin Meir Kahan, fondateur de la Ligue de Protection Juive, classé par le FBI comme « organisation terroriste d’extrême-droite », a cyniquement prétendu que « La miséricorde a sa place, de même que la cruauté et la vengeance ». Et depuis des siècles, il n’a pas été le seul à l’affirmer. Des appétits féroces pour la vengeance et pour la cruauté viennent facilement à ceux qui se focalisent sur les torts qu’on leur a causés plutôt sur les torts qu’ils causent à autrui.

Mais la vengeance et la cruauté ne peuvent pas être les bonnes réponses pour un disciple du Christ ! Pourquoi ? C’est parce que ceux auxquels Dieu, celui qui est parfaitement saint, donne tant de miséricorde, ne peuvent que chercher à être miséricordieux à tous les autres dans un esprit d’humble gratitude. La miséricorde n’est pas due. La miséricorde n’est pas méritée. La miséricorde est un don pour ceux qui méritent la punition – voire la mort. C’est pourquoi nous qui avons reçu la miséricorde du Christ de la croix pouvons montrer une telle miséricorde, même aux ennemis.

Si nous refusons d’aider autrui après avoir reçu de telle miséricorde, jusqu’à quel point comprenons-nous vraiment ce que le Christ a fait pour nous ? Si Dieu a tourné le dos à lui-même, en forme de son Fils, de telle sorte à ne jamais devoir tourner le dos à nous – comment pouvons-nous tourner le dos à autrui, même s’ils nous ont tourné le dos ?

Rien d’étonnant à ce que les miséricordieux soient si heureux ! Leur manifestation de miséricorde montre qu’ils savent ce que c’est que de recevoir la miséricorde de Dieu. Leur miséricorde découle de celle que Dieu leur a montrée. C’est en fait la même miséricorde.

Les érudits bibliques font remarquer que, dans l’Ancien Testament grec, à la différence du grec non-biblique, « montrer de la miséricorde » – hilaskomai – est sans égal parmi les païens ». (Nigel Turner) L’idée centrale de la miséricorde dans la Bible, c’est le pardon. La miséricorde ne portait plus sur superficiellement pacifier les dieux païens en manipulant le public avec magique. Il ne s’agissait plus d’un prêtre païen amenant les dieux à se sentir redevables à nous. La miséricorde et le pardon bibliques portaient sur un acte bienveillant de Dieu seul. Et, progressant vers le Nouveau Testament, cet acte bienveillant de la miséricorde de Dieu était historiquement vécu sur la croix du Calvaire, même jusqu’à la mort.

Et alors, nous les disciples du Christ pouvons nous permettre de cesser d’être obsédés par les torts faits à nous en concentrant à nouveau sur les torts que nous faisons à autrui, et sur les torts innommables que nous avons faits à Dieu qui, en Christ, a pris la punition de nos péchés dans Lui-même, souffert et mort pour que nous puissions non seulement survivre mais prospérer. Nous pouvons fixer nos yeux sur le Crucifié et voir notre seul salut en lui.

Comme dans toutes les Béatitudes, Jésus parle à ses disciples – ceux qui, dans leur bon sens de pauvreté spirituelle, dépendent complètement de Dieu seul, et ainsi, sont des citoyens du royaume de Dieu. Jésus parle à ceux qui, déplorant leurs propres torts et ceux d’autrui, se tournent vers Dieu et sont réconfortés ainsi. Et il parle à ceux qui, en désirant profondément une relation plus fidèle avec Dieu, sans ne guère se soucier de désobéissance et alimentés par la fidélité, font des prières qui sont entendues et exaucées.

Si nous sommes reconnaissants d’avoir reçu le pardon, nous désirons vivement pardonner. Si nous ne savons pas ce que c’est que de recevoir le pardon, nous n’allons pas probablement pardonner autrui. Mais certains qui ont reçu le pardon refusent de pardonner. Jésus a raconté une parabole d’un tel homme. On avait pardonné une dette énorme qu’il avait due. Mais alors il a refusé de pardonner une petite dette que un autre homme lui devait. Jésus a indiqué que sa parabole portait sur le royaume de Dieu, et a prévenu que, vu la grande miséricorde que Dieu nous fait, ce serait une tort scandaleuse si nous refusions de faire miséricorde à autrui. (Matt 18:21ff) Puisque la Béatitude est adressée aux disciples du Christ, notre empressement à transmettre cette miséricorde à autrui, en tant que ses disciples, résulte du fait d’avoir déjà reçu le pardon de Dieu. La promesse rassurante de la Béatitude c’est que je confirme ma réception du pardon de Dieu quand moi-même, je pardonne. Heureux les miséricordieux !

Jésus a aussi dit :

Heureux ceux dont le cœur est pur, car ils verront Dieu !

Les purs ce sont ceux qui aime et servent Dieu de tout cœur. Leur dévouement à Dieu est pur et résolu.

Dans la pensée hébraïque, le cœur a représenté le moi, la vie, l’esprit – l’essence – le centre d’un être humain. Avoir un cœur pur, c’est donc vivre, en plein cœur de son essence, une vie d’intégrité, une vie qui est tout à fait intégrée, d’une seule pièce, sans réservations, sans intendance mesquine, sans loyautés en concurrence, sans idoles, sans d’autres « dieux », point final.

Le cœur, comme Jésus le savait, est le centre par lequel on pense et parle, a des intentions et agit. Il ressort donc du cela que ceux dont le cœur est pur sont ceux qui aiment et servent Dieu avec tout ce qu’ils ont. Ils aiment Dieu avec tout ce qu’ils possèdent et dans tout ce qu’ils font – l’essence du premier Commandement. Et si oui, ils aiment leur prochain comme eux-mêmes, comme Jésus a résumé la Loi de Dieu. (Marc 12:29f) Dans leur suite de Jésus, ils n’ont aucun souci sauf la volonté de Dieu. Ils n’ont pas d’obligations en concurrence, pas d’intérêts contradictoires, pas compartimentage de leur identité ‘chrétienne’ et ‘d’autres’ identités. Ils accordent toute leur attention à la volonté de Dieu seul. Les priorités de Dieu sont leurs priorités. Ils désirent vivement être conformés à l’image du Christ.

Amy Carmichael a été missionnaire en Inde pendant plus un demi-siècle. Elle n’est jamais allé en vacances. Un jour elle a reçut une lettre qui lui demandait de décrire la vie missionnaire. Sa réponse pratique : « C’est simplement une occasion de mourir ». Quelque-chose d’autre qu’elle a écrit : « Heureux ceux dont le cœur n’est pas divisé, parce qu’ils auront beaucoup de paix. Si vous refusez d’être bousculé ou pressé, si vous confiez votre âme complètement à Dieu, rien ne peut vous priver de la clarté d’esprit qui est la vie et la paix ». Elle a fait partie des heureux – un disciple du Christ de pur dévouement et de pure joie.

Est-ce bizarre que ceux dont le cœur est pur, qui comptent si diligemment et si fidèlement sur Dieu seul, peuvent le voir ? L’auteur de l’épître aux Hébreux se réfère à Moïse, qui est allé de l’avant par la foi, « en homme qui voit le Dieu invisible ». (Hébreux 11:27) Et comme l’a dit Jean : un jour, il y aura une grande Réunion où ceux dont le cœur est pur « le verront tel qu’Il est », car ils seront eux-mêmes « semblables à Lui ». (1 Jean 3:2) Après tout, ceux-là qui vivent maintenant avec pureté de cœur sont ceux dont le cœur a été purifié par Dieu en Christ. Comme nous le lisons dans la Révélation Du Seigneur à Jean à l’île de Patmos, ils sont les purifiés. « Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau ». (Rév 7:14)

Et maintenant, sachant qui ils sont et à qui ils s’appartiennent, ayant faim et soif de plus de sa justice et transmettant aux autres la grâce que Dieu leur a accordée – heureux ceux avec les bonnes priorités, ceux dont le Privilège est le Christ lui-même.

Amen.

© 2011 par Ralph Blair. Tous droits réservés.
(traduction : FW)

mercredi 14 mars 2012

Terry et Ron


Le mariage de mes bons amis Ron et Terry a eu lieu le week-end passé. Quel événement béni !! J'étais tellement heureux de pouvoir y assister. Ces deux chrétiens homos sont en couple depuis trente ans, et cela a été la prochaine étape dans leur relation. Regardez ci-dessous un vidéo de Terry qui chante de son amour pour Ron. La chanson : "I Will Be Here" (Je serai là)


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Félicitations à ces hommes remarquables !! Que Dieu les bénisse !!

vendredi 9 mars 2012

Un événement béni

Demain, j'aurai le grand privilège d'assister à la cérémonie de mariage de mes bons amis, Ron et Terry. Ils sont en couple depuis trente ans, et dès demain après-midi, ils se seront mariés aux yeux de l'état de New York, mais plus important, aux yeux de Dieu. Je suis submergé d'émotion, parce que, pour la première fois, leur relation en couple aura le même statut juridique que celle de leurs parents, de leurs grands-parents, et effectivement, de tous couples hétéros. C'est bien un changement radical pour les LGBT partout dans le monde. Il faut célébrer un tel événement extraordinaire !!